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Animation forever

Après un silence radio de près d'une semaine, votre serviteur, après avoir peu mangé et dormit 4 h par soir depuis Jeudi, vous ramène quelque bon plan ciné asiatique.

 



    J'ai commencé par le film d'inauguration (Jeudi 9) : The tin mine . Après un buffet où l'on pouvait goûter (si on savait jouer des coudes) aux spécialités thaïlandaise et admirer le travail d'un sculpteur de fruit, nous nous rendons dans la plus grande sale du Pathé Lyon. Après les remerciement nous avons eu droit à de la danse Thaï et enfin le film! The tin mine se passe après la 2nd guerre et conte l'histoire de Archin, un jeune Thaïlandais qui après avoir été viré de son université part travailler dans une mine d'étain. Là bas, il y apprendra la vie en communauté. Ne vous méprenez pas, The tin mine traite un sujet difficile avec un humour dédramatisant le plus possible les situation. Ceci n'empêche pas d'être quand même touché par la condition de vie des ouvrier qui n'on plus que leurs amis et l'alcool comme seule consolation à la solitude. La réalisation est quand à elle, impressionnant. La photographie est superbe, la mise en scène est assez dynamique pour pas que l'on s'endorme au milieu du film et la bonne humeur des acteurs s'en donnant à coeur joie est communicative. On ressort de la salle en chantonnant la fameuse chanson que les personnages principaux chantent quand ils sont bourrés et on est content d'avoir rigolé pendant pas loin de 2 h. Le petit bémol c'est le  petit penchant patriotique, récurent au cinéma Thaï. Malgré ça, The tin mine est à voir si il sort un jour en France.

 



Second film, Five is too many (Vendredi  10). C’est  un film coréen entièrement tourné en DV. C’est l’histoire d’un garçon de 17 ans qui après avoir fuit sa mère, vit chez un proprio qui le brime. Un jour une vendeuse l’assomme en lui jetant une pierre après qu’il est essayé de l’arnaqué. Le gamin fait semblant d’être amnésique et décide de squatter chez la vendeuse en abusant de sa gentillesse et de sa naïveté. Une étrange amitié va les lier alors que d’autre personnage vont s’installer chez la vendeuse. Un véritable coût de cœur ! Autant The tin mine m’avait plu pour son atmosphère bon enfant et complètement décalé, autant ici c’est la complexité et le caractère des personnages qui m’a touché. Traitant d’un sujet grave (la pauvreté) le film ne fait pas dans le misérabilisme et n’essaie pas de nous faire avoir pitié des personnages. L’humour, toujours bien dosé, sert à dédramatisé certain passage, ou à nous faire éclater de rire tout bêtement en nous montrant la naïveté de son héroïne, qui n’en est pas moins une femme avec un caractère bien trempé. La mise en scène reposant beaucoup sur des plans fixent, est néanmoins dynamique et vraiment bien foutu, pas une once d’ennui à l’horizon, pas même un bâillement, juste l’envie de savoir qui sera le prochain à venir squatter chez la vendeuse…  A voir si vous avez aimé Tokyo godfathers de Satoshi Kon.

 



     Le troisième film est un long métrage d’animation diffusé en avant première mondiale et  qui s’intitule Furusato Japan. L’histoire se passe en 1956, cela fait onze ans que le japon à perdu la guerre et le pays est pauvre. Akira vient d’entré en dernière année d’école primaire et une nouvelle élève fait son arrivé ainsi q’une nouvelle professeur de musique. Après avoir fait des test, la professeur de musique décide de choisir 8 élèves de chaque classe pour monter une choral qui participera à la fin de l’année à un concours de chants traditionnels. Akira et la nouvelle feront parti de cette choral. Tout semble allez bien quand Gon entraîne Akira et ses amis dans une papeterie pour y volé et se font prendre. Les professeurs, voulant montrer l’exemple, décide de retirer la choral du concours… Très beau film qu’est Furusato Japan. On a rarement été autant touché par autant de poésie. Le début du film semble être une histoire d’amour banale sur fond d’après guerre et on pourrait s’attendre à des chants types « Les choristes » ou « Disneynien ». Il n’en est rien et vous le comprendrez vers le milieu du film (si on a la chance d’une sortie française) : l’histoire devient plus sombre, l’humour moins présent et les chants font preuve d’une poésie à la sauce nippone d’une très grande beauté. La scène finale risque de vous faire pleuré presque autant que devant le tombeau des lucioles, c’est pour vous dire… La bonne humeur des personnage face à des situation difficiles et triste pourrait un peu énerver, mais le film ne veut pas nous accabler, il veut surtout nous montrer des personnages qui vont apprendre à aller de l’avant tout en gardant en mémoire les êtres qui nous étaient cher. Le film veut aussi nous faire découvrir le chants traditionnels japonais qui était interdit pendant la guerre. L’animation est de moyenne qualité, mais pas désagréable. Ce qui impressionne le plus, c’est le design, simple mais d’une incroyable profondeur et expressif a souhait. Gon est le personnage le plus impressionnant avec sa carrure de boxeur et ses yeux tristes. Le réalisateur après la séance à même avouer qu’il l’avait à moitié vécue cette histoire. Un film bouleversant.

 



Et en final, l’exclusivité Lyonnaise, le film de Fullmetal Alchemist sous-titré Les conquérants de Shamballa sur grand écran. Vous avez aimer la série, vous adorerez le film. Animation grandiose, histoire collant  parfaitement au reste de la série, juste une fin un peu bâclé et vous avez là l’une des meilleur adaptation d’anime de ces dernières années (après Cowboy bebop) . Le film sort ce printemps en DVD. Sur grand écran, le film est réellement impressionnant, surtout le combat contre Glutony complètement titanesque.

 



   Rayon nouveauté, nous avons pu voir un nouveau type d’animation produit par la Toei appelé Ga-nime. Dans ce genre de production, l’artiste à carte blanche, les plan sont en fait des dessins avec quasi aucune animation, le style de l’auteur est sauvé, il n’est pas détruit par l’épuration de l’animation traditionnel.  Le premier diffusé était Fantascope dessinés à l’encre de chine par Yoshitaka Amano. Très beau et très poétique même si c’est un peu « brouillon par moment » et un peu long. Le 2ème Ga-nime est un recueille de 6 histoires de légende urbaines, réalisé et dessiné M. Kimura. Les histoires étant courtes et de style différent, on ne s’ennuie pas, on rigole beaucoup et on frissonne un peu. A voir…

 



Voilà, ce soir il y a la remise des prix, mais je n’y vais pas car il y a pas de bus après minuit et personne ne peut me ramener. Le film de clôture est The host (qui sort bientôt). Mais le festival ne se termine que demain et j’ai un film à allé voire. Je vous tiendrait au courant. Je voudrait remercier les personnes ayant énormément travaillé pour ce festival, remercier les bénévoles qui ce sont occupés des projections et des sous-titres et remercier les sponsors. Sans eux nous n’auront jamais pu avoir le privilège d’un aussi beau festival à l’ambiance très amicale et festif  (surtout FMA). La fête continue la semaine prochaine à Villeurbanne avec la Japan Touch VII (le 17 et 18), Asiexpo continuera à nous faire rêver tout le reste de l’année avec de belle projection, et pour le festival, on lui dit à l’année prochaine pour une 13ème édition et lui souhaite un bel avenir.

 



   Asiexpo à aussi édité un livre sur le cinéma Thaïlandais, le deuxième livre au monde (après la Thaïlande), en français et anglais, avec en plus un DVD de 2 h d’interview. Prix : jusqu’au 13 nov : 18 euro sur le lieu du festival ou Internet; après le 13 : 21 euros sur Internet.

 



 

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