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Animation forever

Annecy 2010

le 18/03/2010 à 19h03

  RAAAAHHH, boulet que je suis, j'ai pas encore écrit d'article depuis la dernière fois!  

 

Aujourd'hui a eu lieu les résultats des sélections pour le Festival d'Annecy dans toutes les catégorie sauf les ong métrages, dont on connaitra les résultats le 28 mars. Cette année, le festival fête ces 50 ans, donc la programation se doit d'être prèstigieuse! C'est le cas dans la section court métrage en compétition avec Je t'aime réalisé par Mamoru OSHII (Ghost in the Shell 1 & 2), il y aura aussi le court métrage de Bill Plympton La Vache Qui Voulait Être un Hamburger, l'oscarisé Logorama des H5, Jean-François de Tom Haugomat et Bruno Mangyoku et Old Fangs de Adrien Merigeau.

 

Coté série TV c'est plutôt pas mal avec Dragons et Princesses de Michel Ocelot, Hipira-Kun de Shinji Kimura adapté de son livre d'illustration écrit par Katsuhiro Otomo, Meat Or Die (Yans! Gans!) de Tai MURAYAMA (a voir sur you tube) et Les incroyables mésaventures de Flapjack de John MCINTYRE (bientot diffusé sur Cartoon Network).

Pour voir toute la liste des sélectioné dans toutes les sections, rendez vous ici.


La Princesse et la Grenouile

le 09/02/2010 à 10h19





Pour commencer, petit rappelle des faits : en 2007, soit deux ans après que Katrina ait ravagé la Nouvelle-Orléans, les dirigeants de Disney annoncent qu'un studio d'animation 2D va être créé dans la ville sinistré, alors qu'à peine 3 ans plus tôt tous les studios 2D avaient été fermés. Ils annoncent aussi que le film qui y sera réalisé prendra place à la Nouvelle-Orléans des années 20 avec pour héroïne une afro-américaine. Plus qu'un simple coup marketing au goût douteux, c'est vraiment le divorce d'un symbole purement capitaliste avec l'administration Bush qui avait complètement abandonné à elle même la Nouvelle-Orléans lors de la catastrophe.


On pouvait légitimement penser que le film traiterait de certains problèmes sociaux peux abordés par le cinéma commerciale Américain, mais malheureusement, après deux ans d'attente et d'espérance, on revient à ce qui à fait la gloire de Disney : le mielleux. Les années 90 leur a apportés un succès colossal, sortant le studio du gouffre financier des années 70-80 qui était pourtant la source de nombreux petit chef d'œuvres (Basil, Bernard et Bianca, Taram & le Chaudron magique),  mais à sonné le glas de la créativité et de l'artistique. Les deux seuls films ayant vraiment brillés de part leurs créativités et leurs choix artistiques durant les années 90 sont L'Etrange Noël de Mr Jack et Tarzan, très à part dans la filmographie du studio, tout comme Taram qui fut l'un des plus grand échec malgré ça maturité. Du coup on nous ressert ce qui marche le mieux : de la princesse et des chansons. Allez pourquoi pas si c'est bien fait! Et là ça fait mal. Les personnages sont très stéréotypés, les situations ultra prévisible, les thèmes mille fois abordé couplé avec en plus de cela à une moral sur le travail tout bonnement sarkozyste. Les enfants apprécieront (ou pas) de retrouver le monarque court sur patte dans leur film. Enfin bref passons...


Toutes les avancées de Tarzan, pas exceptionnelle mais assez novatrice sur certain plan pour le studio ce sont envolées! On ne s'intéresse plus à l'humain, thème fort dans Tarzan ou Frère des Ours, mais on se recentre sur un gloubigoulba de bon sentiment, de moralisme et de féérie à outrance! Dans Tarzan, le lien avec le spectateur est pensé comme une vision de l'Homme dit "civilisé" sur un homme "sauvage" : le film fait en sorte que le spectateur s'attache aux ressemblances et à ce qui fait qu'il soit un Homme plutôt qu'aux évidentes différences qui le rabaisserait de cette manière à un animal.


Revenons à La Princesse et la Grenouille. Le film nous narre l'aventure de Tania, jeune Afro-américaine qui rêve d'ouvrir un restaurant. Ça commençait pourtant bien : au début, on découvre Tania et une amie blanche à elle en train d'écouter la maman de Tania raconter l'histoire d'une princesse embrassant une grenouille. Le tout était suivi par une scène où Tiana et sa mère rentraient chez elles dans un quartier pauvre de la Nouvelle-Orléans, retrouvaient le père et soupaient avec des amis, le père rêvant d'ouvrir son resto. Tania va se coucher après avoir prié l'étoile du Jour et là, ellipse : Tania a grandi et elle n'a qu'une idée en tête, ouvrir un resto pour que le rêve de son défunt père se réalise. La mise en scène jouait sur les non-dits, sur le racisme sous-jacent mais pas forcément conscient. Ses premières minutes sont très bien, le montage est agréable, l'animation ne s'emporte pas on sent une réel envie de prendre le temps. Ah mince, c'est un film capitaliste, le temps c'est de l'argent, donc après l'ellipse, l'animation se met à être beaucoup plus dynamique, agaçante même, le montage se fait frénétique, et là... c'est la chanson. Le film commence à se perdre là. Mais il faut attendre la transformation de Tania en grenouille pour que la mort clinique soit annoncé. Ce qui suivra ensuite ne serra que catalogue de situations pas franchement utile, et pourtant le passage dans le bayou est le morceau le plus important du film. Le film ne fera qu'accumuler les situations qui se concluront par un cours de moral travailliste : le travail c'est très bien, il faut se tuer à la tache pour prouver que l'on existe (un peu) et tant pis si on doit s'assoir au fond du bus à part. Oui, par ce que le film oublie de traiter de la discrimination raciale , pourtant au début il en est question : on y voit effectivement Tania et sa mère au fond d'un bus à l'écart des blancs, elles ne se rebellent pas, ce n'est ni le moment ni le lieu, mais a travers le film, les réalisateur auraient pu essayer de traiter de ce sujet. Lasseter, arrivé en cours de route sur le projet en tant que prod aurait il influencé les réal pour qu'il vise plus dans le "divertissement"? De plus, tout est hyper-modernisé pour plaire au plus large public, alors que le film se tient dans une réalité social qui aura des conséquence énorme dans le monde entier à partir de 1929 (le film se passe dans les années 20, ça pourrait être 1921 ou bien 1928).  Enfin bref, toujours est il que le sujet est vite oublié au profit d'un petit voyage dans les marécages. On y rencontrera d'ailleurs Louis, le croco mélomane et Ray, une luciole pecnot dont je vous parlerait plus loin. Louis n'est pas désagréable, mais on a l'impression de revoir Balou blindé à l'héro (en somme, il bouge partout de manière quasi épileptique tout en étant parano). Bon d'accord il est sympa comme perso, mais bon... Coté technique ce n'est pas la joie non plus. Si les décors sont beau voir magnifique, la nouvelle Orléans semble un peu vide. L'animation quand à elle est fatigante, les personnages ne cesse de faire de grands gestes ample et rapide en pausant à mort, de plus, les dessins ne sont pas toujours folichons... D'accord c'est fluide, mais c'est loin d'égaler les productions des années 90, qui si elles étaient pour la plupart idiotes, étaient d'une qualité technique bien supérieur à tous ce qui ce faisaient à l'époque (et même maintenant). Le pire étant la 3D, gros argument de vente, qui ici fait flop. Il suffit de voir l'effet de particule créer pour le vol des lucioles pour se demander où sont partis les graphistes 3D (chez Pixar sans doute). Malgré tout, le film reste sympathique avec les qualités inhérente au studio : l'ambiance festive, les gags bien mis en scène, les références et le rythme sont là pour que l'on passe un bon petit moment. Il y a tout de même quelque chose qui rattrape le film, c'est le personnage de Ray, la luciole cul-terreux amoureux d'Evangeline, l'étoile du matin. C'est un personnage vraiment attachant et passionnant : très fragile, animé avec beaucoup de douceur, comme de peur de lui faire mal, ce personnage naïf, courageux, rempli d'humanité et croyant de cette vrai croyance qui confine à l'amour mérite que l'on s'intéresse à lui. C'est le seul personnage vraiment travaillé, avec une personnalité propre.


Bon, le film n'est pas un ratage complet, mais il est vraiment dommage que certains sujets importants et intéressant aient été élagué au profit d'une morale travailliste assez déplorable et un peu douteuse.


 


Chérie!! Je suis rentré!!!

le 05/02/2010 à 00h36

Salut tout le monde, voilà le retour de l'homme qui aime les dessins animés et qui en est fier! Pourquoi revenir si rapidement? Par-ce-que cette année va être riche en animation mes amis!! Le nouveau Ghibli sort cet été au Japon et ce nome Karigurashi no Arriety  réalisé par Hiromasa Yonebayashi, animateur de 36 ans ayant déjà oeuvré pour le studio. Le film est une adaptation d'un livre de Marie Norton Les Emprunteurs (The Borrowers) se déroulant dans le même univers que Les Minipouss .Le film a été transposé à Koganei, une banlieu de Tokyo où se trouve le studio Ghibli.

Le 9 juin sortira en France Summer Wars de Mamoru Hosoda réalisateur de La Traversée du Temps . L'illusioniste de Sylvaint Chomet (Les Triplettes de Bellevile) est prévue pour le 5 mai.

Entre temps, il est sortie dans nos salles ou en DVD des films d'amimation comme La princesse et la Grenouille, Yona, la légende de l'oiseau sans ailes, Mind Game en DVD et aussi The Sky Crawlers en DVD et Blu-ray!! Je vous parlerai bientôt de tout ça pour notre plus grand plaisir. A noter aussi la sortie du fantastique manga Pluto de Naoki Urasawa! Aaaaaaaaaaah, cette année va être bonne....

Un blog vide comme l'espace.......

le 06/08/2009 à 18h14

Salut à tous!!!! Comment vont les affaires? Je ne sais pas qui passera sur ce blog mais bon.... Ca va faire 9 mois que je n'ai rien écrit et vous vous en doutez un peu, je n'ai plus beaucoup de motiv pour le garder en vie. Bien sur l'actualité du cinéma et (surtout) de l'animation ont été palpitante cette année, avec la sortie de Ponyo en France, l'ouverture de Cannes faite par Là Haut, le fabuleux Coraline! Et puis il y a eu Annecy, Festival des festivals, avec une programmation grandiose cette année et un double cristal du long métrage (Coraline et Mary & Max).Il ya eu tant au niveau politique aussi : la grêve des enseignants-chercheurs et la soudaine surdité du gouvernement, la "crise", les elections européenne, le remaniement ministérielle avec notre facho favoris, le mal nomé Hortefeux en tant que sinistre de l'intérieur, la loi Hadopi et ces pseudo-artistes lêche c... bottes et purement matérialiste.... Enfin, d'un côté c'est la joie et de l'autre on à des envies de meutres (shoot dans Nico 1er!!!!). Tous ça pour vous dire que je pense que c'est la fin.... du blog bien sur (quoique) et je pense que vous avez déjà trouvés d'autres sites où trouver des infos croustillantes et interressantes! Je vous recommande chaudement catsuka.com, exellent site entièrement dédié à l'animation. Peut-être qu'un jour je reprendrait le blog, mais je ne pense pas que ce soit pour tout de suite, peut-être que j'en ferait un autre, je n'en ai aucune idée. Pour l'heure, ce blog est en hibernation (en plein mois d'aout bien sur ...). Donc portez vous bien et comme le disait Vera Lynn : "We'll meet again some sunny day"

PS : l'image est de moi, j'ai mis deux jours à la faire, elle est entièrement faite à la tablette graphique sous photoshop ( il y a juste le bonhome qui a été croqué sur du papier et scanné)

Kaiba

le 06/11/2008 à 21h04
   Un adolescent blond se réveille sans mémoires et avec un trou dans la poitrine dans un monde où il est possible de stoker sa mémoire dans des puces, de la manipuler, d'enlever ou d'ajouter des souvenir et de placer sa puce dans un autre corps. Le jeune garçon va découvrir ce monde grâce à Po-Po, un garçon faisant parti de la résistance face au gens d'en haut et leur roi, des aristocrates recueillant la mémoire ou les corps des pauvres pour leur intérêts et qui se protèges de ceux d'en bas grâce à un nuage qu'ils ont créés qui fait perdre la mémoire à ceux qui le traversent. Mais l'ado est menacé et Po-Po l'envoie à bord d'un vaisseau et lui dit qu'il doit se faire appeler Warp.
   Après Kemono Zume, voici la nouvelle série du génialissime réalisateur et animateur Masaaki Yuasa. Une fois de plus, le chara-design de cette série sort des archétypes des séries nippone, Yuasa et son équipe prennent un réel plaisir à animer les personnages dans des plans très complexe (plongé, contre plongé, persepctive axentué,...). Ils nous servent une mise en scène et une animation d'une qualité impressionnante pour une série expérimentale (et même pour du commerciale). Les fans de Naruto ou autre bêtises vont être déçu, la violence est certes présente mais distillé dans les séquences, faisant partie intégrante de l'univers, créant une atmosphère lourde et étouffante. Ce n'est pas gore, mais les éxécutions sommaire sont assez fréquente et les motivations de certain personnages ne sont pas très saine. C'est une violence qui joue sur les non dit et une certaine abstraction, l'univers déployé devant nous étant particulièrement glauque, malsain et immoral. Yuasa développe l'idée de la personnalité et du corps : sont-ils lié? Qu'est ce qui fait notre individualité dans cette univers ou le corps n'est qu'un objet de plus et les souvenir à la porté des plus riches? Il n'est pas facile de trouver des éléments de réponse dans cette série, de plus que  Yuasa se permet d'y ajouter une réflexion sur le rejet (du corps ou des autres). On découvre alors une oeuvre terriblement complexe, jouant aussi sur son esthétique pour dévellopé ses idées : chez Yuasa, le mouvement est le plus important, le dessin pouvant être laid, tant que cela aide le mouvement. Norman McLaren avait dit : "l'animation n'est pas l'art des dessins-qui-bougent mais l'art des mouvements-qui-sont-dessinés. Ce qui se passe entre les images est beaucoup plus important que ce qui existe sur chaque image. L'animation est donc l'art de manipuler les interstices invisibles qui se trouvent entre les images." Ce principe est respecté (peut être a l'extrême) chez Yuasa et dans cette série. Mais en quoi cela sert la série? Une base de réflexion : si comme en danse, le mouvement représente l'âme, le dessin repésente ici le corps. Dans une série qui traite des ces sujets, ceci n'est pas négligeable. Je ne me lancerait pas dans une analyse, par peur de faussé la vision de l'auteur mais aussi parce qu'il est 22h30 passé.... Côtée musique c'est du tout bon, les thèmes mélancolique illustre merveilleusement cette univers, et pourtant se sont des musiques faite au synthé. on doit cette merveilleuse OST à Kiyoshi Yoshida, compositeur de la musique déjà mélancolique de La Traversée du Temps. La série est réalisé au sein du studio Madhouse et comporte 12 épisodes. Il est certain que cette série n'arrivera certainement pas en France, tout comme Mind Game et Kemono Zume, alors pour vous bande de curieux animephile voici le lien de site : http://philianime.eu

The Dull Flame of Desire

le 05/10/2008 à 19h33
Le nouveau Clip de Björk, The Dull Flame of Desire, est sortie il y a peine 2 semaines sur internet pour faire patienter jusqu'au lundi 6 octobre, date à laquelle le single sortira dans son édition collector (comme tous les singles de l'album Volta). Le clip est réalisé par 3 réalisateurs issus du concours Innocence : Christoph Jantos (Allemagne), Masahiro Mogari (Japon) et Marçal Cuberta Junca (Espagne). C'est poétique, mélancolique et même touchant une certaine vérité... Connaitre les paroles est indispensable sinon le tout perd son sens! Voici les paroles avec les traductions :

Paroles :

I love your eyes, my dear                                     
Their splendid sparkling fire

When suddenly you raise them so
To cast a swift embracing glance

Like lightning flashing in the sky
But there's a charm that is greater still

When my love's eyes are lowered
When all is fired by passion's kiss

And through the downcast lashes
I see the dull flame of desire

Traduction :

J'aime tes yeux, mon cher
Leur splendide, feu chatoyant
 
Quand soudainement tu les lèves ainsi
Pour lancer un bref coup d'oeil étreintant
 
Comme la foudre flamboyante dans le ciel
Mais il existe un charme encore plus grand
 
Quand les yeux de mon amour sont baissés
Quand tout est renvoyé par le baiser de la passion
 
Et à travers les cils abattus
Je vois la sourde flamme du désir