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Animation forever

Summer Wars

le 17/06/2010 à 00h48

En été,  Natsuki demande au géni de l'informatique, le jeune Kenji, de faire semblant d'être son petit copain  et futur fiancé devant sa famille et sa grand mère qui fête ses 90 ans dans la maison familliale à la campagne. Lors de la première nuit, il reçoit un mail étrange, un code qu'il réussi à craquer. C'est le code de sécurité d'Oz, un  vaste réseau social informatique  qui régit tout, de la télé à la bombe atomique (oui oui) en passant par la téléphonie mobile. Autant dire que l'orsque Love Machine attaque cet univers virtuel, le monde bascule dans le chaos, et Kenji se trouve être le suspect numéro un...

Attendu par les fans de Hosoda et les gens aillant vu et appréciés La Traversée du Temps, Summer Wars est un film plutôt étrange : on pourrait le prendre pour un film moderne alors qu'il brasse tous les clichés, themes et codes de l'animation japonaise "classique", qui se fait depuis les années 80-90.  Du post ado geek mal dans sa peau à la jeune fille éxubérante mais fragile en passant par le pré ado dark , mystèrieux et surpuissant, tout y est, sans vraiment de finesse. L'humour est dans la pure tradition des shôjo ou shônen romantique, avec ses mêmes blagues potache : du saignement de nez au nekutsu (dépassemnt de soi) en fin de film. Les expressions et poses des personnages sont des codes éculés de l'animation japonaise et le scénario est basique : ceux qui ont vu Digimon : Our War Game (du même réal et de bonne facture si vous regardez la version japonaise) ne seront pas surpris par le déroulement du film, sauf à un moment. Comme dans Digimon, il y a cette même tension dans l'air, cette même pression, ce même sentiment de désespoir face à l'immensité de la tâche à accomplir. Seul le lieu change : si dans Digimon on était cloitré chez les humains dans une chambre sombre (comme la salle informatique en début de film) où l'on manipule et donne des ordres au monde virtuel, dans Summer Wars l'action se passe à la campagne, dans une grande maison familliale, genre de chateau féodale baigné dans une lumière apaisante, cette même lumière baignant la ville dans La Traversée du Temps, éloignant tout effet clostrophobique et de mal être de l'environement. La famille de Natsuki est issu d'une ancienne lignée de guerrier, se vantant sans cesse de leurs exploits passé et de leur influence sur l'élite japonaise.  Kenji va se retrouver face à une famille somme toute simpathique, mais au relant légèrement réact : pendant que les femmes font à manger, les hommes eux jouent ou tavaillent (et plus tard feront la gueguerre), ce qui ne semble pas trop troublé Kenji qui est déjà dans une posture délicate, lui le grand timide en train de jouer le fiancé. Il y a aussi Oz, qui une fois attaqué  créé des perturbation quasi immédiate dans la réalité. On se rappelle de La Traversée du Temps où chaque retour dans le passé avait une répercussion sur ce qui allait se dérouler, avec les décors devenant de plus en plus gris au fur et à mesure  des voyages temporel. Ici l'idée est plus ou moins la même, l'équilibre est rompu, le but étant d'y retourner avec le moins de casse possible.  Parlons aussi du Japon, "entre moderne et tradition" comme nous l'aprennent nos livre d'histoire-géo. La tradition n'est franchement pas très belle puisque sexiste et guerrier; alors le moderne donne quoi? Virtuel, épuré et froid, comme le monde d'Oz baigné dans le blanc, avec ses avatars au design étrange qui peuvent évoquer des yôkai pour certains et des pokémon pour d'autres : autant  cetrains avatars et en particulier celui de Natsuki  issue de l'Hanafuda (jeu de carte) sont apparentés aux créatures du folklore nippon, autant d'autres ont le minimalisme et le kawai (mignon) des créatures du célèbre jeu de Nintendo. D'ailleur, Nintendo a débuté dans le monde du divertissement  et des jouets en éditant des cartes d'Hanafuda; "coïncidence, je ne pense pas". Et les bestioles de Nintendo n'auraient-elles rien à voir avec des yôkai??? Enfin bref, revenons à nos micros processeurs : la nouvelle génération, les "modernes",   semblent avoir perdu le sens des réalités sociale : les relations sont froides, sans prendre en considération l'autre, la vie en société est un jeu (faire semblant d'être le fiancé par exemple), l'art martial n'est utilisé que dans Oz, enlevant ainsi tout son principe à la maîtrise du corps et de l'esprit. Mais qu'est ce qu'un corps en animation, et qu'est ce que la réalité aussi, tout n'est que dessin, que des mouvements créés dans un laps de temps supérieur à ce qui défile devant nos yeux. Qu'est ce que l'esprit ou l'âme en animation, rien n'est vivant tout n'est que représentations, ombres, fantomes... Dans Summer Wars, on nous oppose réalité et virtuel alors que tout est créé du néant. Alors une idée fait surface:  ce film (autant le morceau de péllicule que tout le travaille artistque) est comme une âme déchiré par ses propres tensions, ses propres désires, son envie de rester comme elle est, sûr de ses acquis, nostalgique, et son envie d'évoluer, de grandir, plus vite, consomer plus d'imformations (comme Love Machine ingurgitant tous les comptes d'Oz) jusqu'a saturation, allant jusqu'a une transformation monstreuse, ayant une envie de se libérer d'un corps qui lui résiste et qui la limite ( comme dans Ghost in the Shell ou Avatar), et ses refoulements (pas de baisé en fin de film par ex), sa prise de consience d'être au monde, etc. Ce film est  ce qui nous questionne, le danger que l'on est face à nous même quand nous grandissons, ce moment difficile (avouons le) qu'est le passage à l'âge adulte. Ce film n'est donc pas moderne ou "auteurisant", il n'a même surement jamais eu cette prétention, il l'est  aux  yeux de personnes voulant imposer leur vision (le Figaro, Télérama, etc...). Mamoru Hosoda est issu de Ghibli (studio très loin d'être castrateur comme se plaise à le dire Télérama et le Figaro). Ce réalisateur  est souvent comparé comme l'inverse de Masaaki Yuasa (il n' y a pas plus moderne comme réalisateur et animateur), tandis que le chara-designer, Yoshiyuki Sadamoto est considéré comme le dernier dessinateur de l'école du mouvement, l'école classique au Japon. Mais cela n'empêche pas Summer Wars d'être bon, d'être moins bon sur la fin (beaucoup trop de nekutsu et de cries) et d'être très bon au meilleur du film, fort d'une mise en scène millimètrique, d'une animation sublime et de personnages charismatique. Et cela malgré ses défauts, défauts inhérent à tout dessin animé japonais commercial et classique, même ceux de très grande qualité. Il reste néanmoins inférieur à La Traversée du Temps, manquant de sa subtilité et aussi, chose surprenante, de sa profonde modernité.

Annecy 2010 : J-1

le 06/06/2010 à 17h53

 Le festival d'animation d'Annecy, certains le surnome (bien mal) le Cannes de l'animation (si l'on enlêve le pompeux et l'ambiance cérémoniesque et que l'on garde  son importance). Mais ici nul besoin que les femmes portent de magnifique robes pour être belles et pas besoin pour les hommes de se déguiser en pingouins pour être classes, ici, les seuls choses vénérées et admirées sont l'animation sous toutes ses formes, le talent et... les lapins (peux nombreux en comparaison des corbeaux qui envahissent la ville) . Pour ses 50 ans, le festival nous a concocté un bien beau programme : entre la venue de Groening, Laguionie et Ocelot, il y aura une rétrospective sur l'Argentine (qui brille dans les festivals du monde par ses courts superbes), mais aussi des programmes relatant les 50 ans du festival à travers les courts métrages marquant du dernier demi siècle (de 1960 à 2009). Aussi un livre et un coffret DVD seront mis en vente durant le festival.

 

Au niveau des longs métrages, le Japon est clairement mis en avant cet année, sur les sept films en competition, deux sont japonais : One Piece 10 et Summer Wars. il n'y a qu' un film Américain (Fantastiq Mr Fox), deux Français (Kerity et Allez Raconte), un suèdois (Metropia) et un chinois (Piercing 1). En hors compètiton c'est la razia : quatre films sur six sont nippon, parmis eux le spectaculaire et splendide Evangelion 2.O : You Can(not) Advance et le très attendu et repporté Red Line de Takeshi Koike. Les deux autres films ne sont pas des inconnus non plus, il s'agit de Mai Mai Miracle et de Yona Yona Pingun. Les deux autres films sont L'Arc en Ciel (Croatie) et Les Misterieux Présages de Leon Prozak (Colombie). Niveaux courts métrages, remarquons un court de Mamoru Oshii (groupie inside) : Je t'aime. Il est plutot rare de voir un court métrage de ce réalisateur, alors qu'il en réalise souvent (son travaille hors des longs métrage est peut ou pas connue). Niveaux avant première, c'est pas mal mais bouffé par l'image de synthèse et les Etats-Unis et leur grosses machines : Shrek 4, Moi Moche et Méchant (animé en France), Toy Story 1 & 2 3D pour les USA, tandis que la Belgique présente Le Voyage de Samy (en CG) et que la France et la Grande Bretagne présentent conjointement lors de la cérémonie d'ouverture L'Illusioniste de Sylvain Chomet (faisant malheureusemant la une de Télérama... brrrr). Pour les personnes ne faisant pas partie de la presse ou n'ayant pas été invités, le film n'est pas présenté  un autre jour. Rageant d'autant plus que l'année dernière Panique au Village avait eu droit à une autre scéance. On aurait pu s'attendre à la même chose, tant pis pour nous, mais pas très grave puisque le film est pévu le 16 Juin.

Enfin, toujours est il que demain, la fête commence, scandée par les appelles au lapin, les avions en papiers traversant de part et d'autre la grande salle, les sons d'animaux et de bulles éclatées, ses scéances de films de fin d'étude survoltés!... Et cette année, c'est Oggy et ses trois affreux cafards qui ouvrent chaque scéances!!!

En début d'après midi sur le site du festival d'Annecy est apparu entre la section Court métrage et série TV une case vide, j'ai cliqué et je suis tombé sur le titre d'un film qui sera surement présenté. Le problême c'est que cela à été suprimé en moins de 30 minutes. Il est bientot 21h et toutjours pas de liste, pourtant c'est normalement aujourd'hui l'officialisation (d'où l'explication du bug). Mais quelque chose m'a surpris : la date d'officialisation de la liste des films selectioné semble être passé du 30 mars au 6 mai... Mais dans la FAQ de la participation ces deux questions se contredisent par rapport à la date des longs métrage, alors que les questions sont les mêmes :

-A quelle moment la liste des films en sélection officielle sera divulguée?

 Les résultats seront publiés à partir du 15 mars pour les courts métrages, films de télévision, films de commande et films de fin d'études et du 6 mai pour les longs métrages.  

&

-Quand sera divulguée la liste des films en sélection officielle?

Les résultats seront divulgués à partir du 15 mars pour les courts métrages, films de télévision, films de commande et films de fin d'études et du 30 mars pour les longs métrages.

Mais je peut vous dire que le film qui était dans la liste est une bonne surprise, que c'est un film prometteur (pour ne pas qu'il y ai de soucis je ne le dévoilerai pas).

 

 

Goyô (Sarai-ya Goyou)

le 30/03/2010 à 14h11

Une petite news (surement suivi d'une seconde) pour vous parler d'un anime qui sera diffusé à partir du 15 avril sur Fuji TV : Goyô! Ce titre ne vous est peut être pas inconnu puisque le manga (très bon) est distribué en France par Kana (collection Big Kana). C'est L'histoire de Masa, sabreur hors pair qui devient garde du corps de Yaichi. Ce que Masa ignore au départ, c'est que Yaichi est le chef d'un gang  apellé Goyô. Quand Masa découvrira la vérité, il sera mis devant un dilemme : partir ou continuer à protéger Yaichi malgré tout.

La production de l'animation à été donné au bon soin du studio Manglobe (Samurai Champloo, Ergo Proxy) qui n'a plus rien à prouver au niveau technique. La réalisation est assuré par Tomomitsu Mochizuki, réalisateur du télé-film de Ghibli Umi ga Kikoeru et de l'exellente série Zettai Shônen. Le chara-design est de Kazuto Nakazawa (Samurai Champloo, Kill Bill...), le directeur de l'animation est Yoshimitsu Yamashita (Phantom-Requiem for the Phantom), la direction artistique de Michie Watanabe et les musique sde Kayo Konishi et Yukio Kondô, ce dernier étant l'un des compositeurs de la magnifique musique de la superbe série Elfen Lied!

Le staff fait baver, maintenant reste à savoir si la série ne sera pas un semi échec comme Michiko & Atchin, l'avant dernière réalisation du studio qui souffrait d'une mise en scène manquant de dynamisme et assez mal maitrisé, et d'une animation plate sans réel ambition. Mais ne soyons pas pessimiste car :

Ris et souris

   Tu vois que les choses ne vont pas si mal que ça

   Si tu souris

Madame la Chance à une chance de passer par là

 

(Qui veut la peau de Roger Rabbit? - chanson de fin)

 

 

Annecy 2010

le 18/03/2010 à 19h03

  RAAAAHHH, boulet que je suis, j'ai pas encore écrit d'article depuis la dernière fois!  

 

Aujourd'hui a eu lieu les résultats des sélections pour le Festival d'Annecy dans toutes les catégorie sauf les ong métrages, dont on connaitra les résultats le 28 mars. Cette année, le festival fête ces 50 ans, donc la programation se doit d'être prèstigieuse! C'est le cas dans la section court métrage en compétition avec Je t'aime réalisé par Mamoru OSHII (Ghost in the Shell 1 & 2), il y aura aussi le court métrage de Bill Plympton La Vache Qui Voulait Être un Hamburger, l'oscarisé Logorama des H5, Jean-François de Tom Haugomat et Bruno Mangyoku et Old Fangs de Adrien Merigeau.

 

Coté série TV c'est plutôt pas mal avec Dragons et Princesses de Michel Ocelot, Hipira-Kun de Shinji Kimura adapté de son livre d'illustration écrit par Katsuhiro Otomo, Meat Or Die (Yans! Gans!) de Tai MURAYAMA (a voir sur you tube) et Les incroyables mésaventures de Flapjack de John MCINTYRE (bientot diffusé sur Cartoon Network).

Pour voir toute la liste des sélectioné dans toutes les sections, rendez vous ici.


La Princesse et la Grenouile

le 09/02/2010 à 10h19





Pour commencer, petit rappelle des faits : en 2007, soit deux ans après que Katrina ait ravagé la Nouvelle-Orléans, les dirigeants de Disney annoncent qu'un studio d'animation 2D va être créé dans la ville sinistré, alors qu'à peine 3 ans plus tôt tous les studios 2D avaient été fermés. Ils annoncent aussi que le film qui y sera réalisé prendra place à la Nouvelle-Orléans des années 20 avec pour héroïne une afro-américaine. Plus qu'un simple coup marketing au goût douteux, c'est vraiment le divorce d'un symbole purement capitaliste avec l'administration Bush qui avait complètement abandonné à elle même la Nouvelle-Orléans lors de la catastrophe.


On pouvait légitimement penser que le film traiterait de certains problèmes sociaux peux abordés par le cinéma commerciale Américain, mais malheureusement, après deux ans d'attente et d'espérance, on revient à ce qui à fait la gloire de Disney : le mielleux. Les années 90 leur a apportés un succès colossal, sortant le studio du gouffre financier des années 70-80 qui était pourtant la source de nombreux petit chef d'œuvres (Basil, Bernard et Bianca, Taram & le Chaudron magique),  mais à sonné le glas de la créativité et de l'artistique. Les deux seuls films ayant vraiment brillés de part leurs créativités et leurs choix artistiques durant les années 90 sont L'Etrange Noël de Mr Jack et Tarzan, très à part dans la filmographie du studio, tout comme Taram qui fut l'un des plus grand échec malgré ça maturité. Du coup on nous ressert ce qui marche le mieux : de la princesse et des chansons. Allez pourquoi pas si c'est bien fait! Et là ça fait mal. Les personnages sont très stéréotypés, les situations ultra prévisible, les thèmes mille fois abordé couplé avec en plus de cela à une moral sur le travail tout bonnement sarkozyste. Les enfants apprécieront (ou pas) de retrouver le monarque court sur patte dans leur film. Enfin bref passons...


Toutes les avancées de Tarzan, pas exceptionnelle mais assez novatrice sur certain plan pour le studio ce sont envolées! On ne s'intéresse plus à l'humain, thème fort dans Tarzan ou Frère des Ours, mais on se recentre sur un gloubigoulba de bon sentiment, de moralisme et de féérie à outrance! Dans Tarzan, le lien avec le spectateur est pensé comme une vision de l'Homme dit "civilisé" sur un homme "sauvage" : le film fait en sorte que le spectateur s'attache aux ressemblances et à ce qui fait qu'il soit un Homme plutôt qu'aux évidentes différences qui le rabaisserait de cette manière à un animal.


Revenons à La Princesse et la Grenouille. Le film nous narre l'aventure de Tania, jeune Afro-américaine qui rêve d'ouvrir un restaurant. Ça commençait pourtant bien : au début, on découvre Tania et une amie blanche à elle en train d'écouter la maman de Tania raconter l'histoire d'une princesse embrassant une grenouille. Le tout était suivi par une scène où Tiana et sa mère rentraient chez elles dans un quartier pauvre de la Nouvelle-Orléans, retrouvaient le père et soupaient avec des amis, le père rêvant d'ouvrir son resto. Tania va se coucher après avoir prié l'étoile du Jour et là, ellipse : Tania a grandi et elle n'a qu'une idée en tête, ouvrir un resto pour que le rêve de son défunt père se réalise. La mise en scène jouait sur les non-dits, sur le racisme sous-jacent mais pas forcément conscient. Ses premières minutes sont très bien, le montage est agréable, l'animation ne s'emporte pas on sent une réel envie de prendre le temps. Ah mince, c'est un film capitaliste, le temps c'est de l'argent, donc après l'ellipse, l'animation se met à être beaucoup plus dynamique, agaçante même, le montage se fait frénétique, et là... c'est la chanson. Le film commence à se perdre là. Mais il faut attendre la transformation de Tania en grenouille pour que la mort clinique soit annoncé. Ce qui suivra ensuite ne serra que catalogue de situations pas franchement utile, et pourtant le passage dans le bayou est le morceau le plus important du film. Le film ne fera qu'accumuler les situations qui se concluront par un cours de moral travailliste : le travail c'est très bien, il faut se tuer à la tache pour prouver que l'on existe (un peu) et tant pis si on doit s'assoir au fond du bus à part. Oui, par ce que le film oublie de traiter de la discrimination raciale , pourtant au début il en est question : on y voit effectivement Tania et sa mère au fond d'un bus à l'écart des blancs, elles ne se rebellent pas, ce n'est ni le moment ni le lieu, mais a travers le film, les réalisateur auraient pu essayer de traiter de ce sujet. Lasseter, arrivé en cours de route sur le projet en tant que prod aurait il influencé les réal pour qu'il vise plus dans le "divertissement"? De plus, tout est hyper-modernisé pour plaire au plus large public, alors que le film se tient dans une réalité social qui aura des conséquence énorme dans le monde entier à partir de 1929 (le film se passe dans les années 20, ça pourrait être 1921 ou bien 1928).  Enfin bref, toujours est il que le sujet est vite oublié au profit d'un petit voyage dans les marécages. On y rencontrera d'ailleurs Louis, le croco mélomane et Ray, une luciole pecnot dont je vous parlerait plus loin. Louis n'est pas désagréable, mais on a l'impression de revoir Balou blindé à l'héro (en somme, il bouge partout de manière quasi épileptique tout en étant parano). Bon d'accord il est sympa comme perso, mais bon... Coté technique ce n'est pas la joie non plus. Si les décors sont beau voir magnifique, la nouvelle Orléans semble un peu vide. L'animation quand à elle est fatigante, les personnages ne cesse de faire de grands gestes ample et rapide en pausant à mort, de plus, les dessins ne sont pas toujours folichons... D'accord c'est fluide, mais c'est loin d'égaler les productions des années 90, qui si elles étaient pour la plupart idiotes, étaient d'une qualité technique bien supérieur à tous ce qui ce faisaient à l'époque (et même maintenant). Le pire étant la 3D, gros argument de vente, qui ici fait flop. Il suffit de voir l'effet de particule créer pour le vol des lucioles pour se demander où sont partis les graphistes 3D (chez Pixar sans doute). Malgré tout, le film reste sympathique avec les qualités inhérente au studio : l'ambiance festive, les gags bien mis en scène, les références et le rythme sont là pour que l'on passe un bon petit moment. Il y a tout de même quelque chose qui rattrape le film, c'est le personnage de Ray, la luciole cul-terreux amoureux d'Evangeline, l'étoile du matin. C'est un personnage vraiment attachant et passionnant : très fragile, animé avec beaucoup de douceur, comme de peur de lui faire mal, ce personnage naïf, courageux, rempli d'humanité et croyant de cette vrai croyance qui confine à l'amour mérite que l'on s'intéresse à lui. C'est le seul personnage vraiment travaillé, avec une personnalité propre.


Bon, le film n'est pas un ratage complet, mais il est vraiment dommage que certains sujets importants et intéressant aient été élagué au profit d'une morale travailliste assez déplorable et un peu douteuse.